Vade-mecum sur la prise en charge des blessés par armes de guerre

Les attentats qui ont frappé la France depuis 2015 ont mis en évidence la nécessité de former les professionnels de santé civils à la prise en charge d’afflux massif de blessés par des armes de guerre afin d’assurer les meilleurs soins en urgence aux blessés.

Un vade-mecum « agressions collectives par armes de guerre » a également été établi afin de valoriser le corpus pédagogique des formations au « damage control » et permettre à l’ensemble des professionnels de santé d’en disposer. Cet ouvrage, dont la coordination scientifique a été assurée par les professeurs Pierre CARLI et François PONS, constitue une référence incontournable pour tous les professionnels de santé confrontés à ces prises en charge.

L’expertise des auteurs, professionnels de santé issus des mondes civil et militaire, travaillant dans les établissements de santé, sur les théâtres d’opérations extérieures militaires, dans la sécurité civile ou au sein des forces de l’ordre, fait de cet ouvrage un outil collaboratif de formation qui s’adresse à tous les acteurs concernés.

Le vade-mecum « agressions collectives par armes de guerre : conduite à tenir pour les professionnels de santé » est disponible en téléchargement sur le site du ministère des solidarités et de la santé.

Les communes face au terrorisme

Un article intéressant, paru  sur Safe & Smart City, le blog référence sur les nouveaux défis en matière de sécurité et de sûreté des villes intelligentes. Nous en publions un bref passage ci-dessous (article complet disponible ici).

Face au défi du terrorisme, les communes ont aussi un rôle à jouer, aux côtés de l’Etat :

Il est impératif de mieux former les agents publics et notamment ceux en contact avec le public pour apprendre à détecter les « signaux faibles ». Les cadres des collectivités locales doivent également être formées pour gérer au mieux des situations complexes avec des agents radicalisés.

Les élus doivent renforcer leur lien avec l’Etat dans la lutte contre la radicalisation. Cette thématique doit désormais être abordée dans le cadre des cellules de veille, les CLSPD (Contrats Locaux de la Sécurité et de la Prévention de la Délinquance) et dans les projets associatifs financés par le FIPD (Fons Interministériel de la Prévention de la Délinquance).

La communication municipale à travers son magazine, ses campagnes d’affichages, doit pouvoir relayer le numéro vert 0800 00 55 96 géré par le centre national d’assistance et de prévention de la radicalisation et permettant de réaliser un signalement, une prise en charge des familles concernées.

La sécurisation des bâtiments, des places et des rues. Désormais, dans la construction ou la rénovation des bâtiments publics notamment scolaires, cet enjeu doit être prise en compte par les collectivités territoriales. Le mobilier urbain doit être adapté sur certains lieux sensibles des villes (plots en béton, chicanes…)

La formation aux premiers secours notamment des gardiens peut être utile en cas d’attaque. Les communes pourraient, à l’image des défibrillateurs, installer dans chaque bâtiment recevant du public un kit d’intervention composée de pansements compressifs et de garrots.